2019-2020

Journée d'études : Passivité et activité en phénoménologie

Les 17 et 18 octobre 2019

Organisation : Mariana Bardelli et Jacob Rogozinski
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Journée d'étude doctorale : Origine et histoire

Le 24 octobre 2019

Organisation : Alix Bouffard et Clara Piraud

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Colloque : Derrida, la vie la mort

Les 4 et 5 novembre

Organisation : Pierre Delain et Jacob Rogozinski
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Séminaire du CREPHAC : carte blanche à Franck Fischbach

Le vendredi 8 novembre 2019

Le séminaire sera consacré aux travaux en cours des membres du CREPHAC

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Séminaire du CREPHAC : 1793 Kant - La religion comprise dans les limites de la seule raison

Le 9 janvier 2020

1793, Kant, La religion comprise dans les limites de la seule raison (Die Religion inerlhalb der Grenzen der bloβen Vernunft)
Traduction inédite, présentation, notes et bibliographie de Jean-Pierre Fussler. Chronologie, glossaire et index de Claude Arlaud. Paris, Garnier-Flammarion (n° 1616), 2019, 528 p.

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2e rencontre Corps-chair-psyché

La deuxième rencontre du séminaire international Corps-chair-psyché aura lieu les 16 et 17 janvier 2020.

Organisation : Stefan Kristensen et Jacob Rogozinski

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Journée d'étude agrégation : L'âge de la représentation

Le 10 janvier 2020

Organisé par Édouard Mehl

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Journée d'étude franco-allemande : Nietzsche critique - Nietzsche Kritik

Le 14 février 2020

Journée d'étude franco-allemande organisée par Frédéric Porcher (Université de Strasbourg) et Frank Müller (CMB)

Argumentaire : La philosophie de Nietzsche a longtemps servi de critère pour démarquer deux grands paradigmes de la théorie critique contemporaine : d’un côté les pensées poststructuralistes françaises d’inspiration nietzschéenne et, de l’autre, l'École de Francfort et ses héritiers allemands ouvertement suspicieux envers les dérives nietzschéennes – suivant un différend d’interprétation qui, au tournant du siècle dernier, s’est cristallisé dans la controverse entre Habermas et Foucault. Au regard d’une telle partition, la figure d’un « Nietzsche-critique » apparaît du côté francophone comme essentiellement émancipatrice tandis que, du côté germanophone, elle semble sinon destructrice du moins largement déficitaire pour les théories critiques et sociales inspirées par Hegel et Marx, Freud et Weber. 

C’est une telle division du travail intellectuel que cette journée d’études se propose de réévaluer en investiguant à nouveaux frais la réception franco-allemande de Nietzsche aux 20ème et 21ème siècles dans le champ de la critique sociale. Son titre suggère ainsi que le questionnement puisse porter aussi bien sur le type de critique articulé par Nietzsche lui-même que sur les limites (carences sociales, dangerosité politique, etc.) de sa pensée, pour en arriver enfin aux inspirations nietzschéennes qui impulsent aujourd’hui de nouvelles formes de critique comme la critique généalogique. Posant la question transversale de savoir quel intérêt peut encore susciter la pensée nietzschéenne pour le renouvellement de la pensée critique et des théories sociologiques contemporaines tel qu’il se joue notamment dans le dialogue franco-allemand, deux prismes de lecture sont proposés.

Le premier, d’ordre méthodologique, entend interroger la fécondité du type de critique mis au jour par Nietzsche à travers la notion de « critique généalogique », laquelle nourrit aujourd’hui de nombreuses approches philosophiques, historiques et sociologiques. En prenant pour cadre de référence le débat actuel sur les différents modèles de la critique sociale en philosophie sociale (externe, interne, immanente/reconstructive, herméneutique) et en sociologie (descriptive/normative, critique/pragmatique…), il convient ici d’évaluer l’apport mais aussi les limites de la critique généalogique d’inspiration nietzschéo-foucaldienne et, en particulier, son rapport spécifique à l’histoire.

Selon un second axe socio-historique, il s’agit cette fois de questionner la relation entre la pensée nietzschéenne et la critique sociale sur un temps long en prenant en considération l’histoire franco-allemande de la critique sociale et de la question sociale. Et cela, en remontant au motif central de la Kultur chez Nietzsche, en ce qu’il a donné lieu, au tournant du 19ème siècle en Allemagne, à un vaste mouvement de pensée Kulturkritik aux contours assez flous et parallèlement contribué à l’émergence de la sociologie allemande (Tönnies, Simmel et Weber). Ce qui invite à reconsidérer les rapports entre Kulturkritik et Sozialkritik dans la pensée de Nietzsche, ainsi que leur résonnance dans des catégories sociologiques plus récentes comme celles de « critique artiste » et de « critique sociale ». Aussi cette journée se propose-t-elle de réinterroger la manière plurielle et contrastée dont un « Nietzsche-critique » s’est progressivement construit, côté germanophone et francophone, dans le but de nourrir un type de questionnement relevant de la philosophie sociale comme de la sociologie critique.

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Journée d'étude liée à l'agrégation : la Généalogie de la morale de Nietsche

Le 21 février 2020

 

Argumentaire : La Généalogie de la morale n’est certes pas un livre dont l’importance philosophique aurait été sous-estimée : au contraire, certains spécialistes de Nietzsche considéreraient presque l’attention consacrée à cette œuvre comme excessive. Dans l’entrée « Généalogie de la morale » du Dictionnaire Nietzsche (2017), Éric Blondel note par exemple que la Généalogie, « sans doute [l’ouvrage] le plus célèbre de son auteur », est souvent celui auquel on réduit indûment Nietzsche ; Simon May parle également de la « plethora of writings devoted to Nietzsche’s On the Genealogy of Morality » dans le Critical Guide qu’il a dirigé sur le sujet en 2011 ; et dès 1994, Keith Ansell-Pearson observait dans son introduction à la traduction Cambridge que la Généalogie « has come to be prized by commentators as [Nietzsche’s] most important and systematic work ». Ce phénomène de captation de l’intérêt et des publications pourrait dissuader de privilégier une nouvelle fois la Généalogie de la morale en tant que thème d’une journée d’études. A-t-on trop accordé à un texte que Nietzsche, avec une modestie dont il n’avait pourtant pas coutume, avait plutôt décrit comme « un petit pamphlet » (lettre à Heinrich Köselitz du 18 juillet 1887) ou comme un simple « complément » à Par-delà bien et mal (sous‑titre de la Généalogie) ?

Nous faisons ici l’hypothèse que l’intérêt toujours renaissant pour la Généalogie est bien plutôt légitime, et qu’il peut notamment s’expliquer par le statut particulier qu’elle possède dans le corpus nietzschéen : celui d’un projet de recherches collectif, auquel Nietzsche prétend certes contribuer, mais contribuer seulement, d’une part en versant un certain nombre d’éléments au dossier (d’où le fameux « Zur » du titre complet, Zur Genealogie der Moral), d’autre part en imprimant une direction axiologique et méthodologique initiale aux investigations (« l’histoire de la morale réelle », selon le § 7 de la préface). Dans ce contexte, le discours programmatique de Nietzsche ne semble toutefois pas feint : c’est lui‑même qui nous dit avoir besoin de « compagnons savants, audacieux et à qui le travail ne fasse pas peur » pour « parcourir le formidable pays de la morale, lointain et si caché » (Préface, § 7) ; ou qui demande également aux facultés de philosophie de « promouvoir les études relatives à l’histoire de la morale au moyen d’une série de mémoires académiques primés » (I, § 17). Il s’agirait par conséquent de prendre au sérieux cette dimension remarquable mais rarement étudiée en tant que telle de la Généalogie de la morale.    

Dans cette perspective, on pourra notamment distinguer deux grands axes de questionnement : les recherches faites et les recherches à faire. Premièrement, quelle est la contribution que Nietzsche pense apporter à l’« histoire de la morale réelle » en 1887 ? Par sa formation philologique, sa culture historique ou ses lectures anthropologiques, qu’a-t‑il par exemple à dire sur les morales grecque(s), romaine(s), juive(s), chrétienne(s) ou indienne(s) ? D’où tire-t-il plus précisément ses informations et selon quelles méthodologies spécifiques travaille-t-il ? Deuxièmement, quelles sont les pistes de recherche future que Nietzsche identifie au sein de la Généalogie, par exemple quand il présente un domaine d’études comme insuffisamment développé ou quand il décrit son propre discours comme hypothétique et provisoire ? Et corrélativement, comment l’ouvrage de 1887 procède‑t-il pour inciter son lecteur à reprendre le flambeau de l’enquête ? Des réponses à toutes ces questions et à d’autres encore pourront être esquissées à l’occasion de la journée, sans aucune prétention à l’exhaustivité.

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