Mickaël Labbé

Maître de conférences en esthétique et philosophie de l’art

Directeur du Département de Philosophie

Responsable de la préparation aux concours

Membre du « Centre de recherches en philosophie allemande et contemporaine » (CREPHAC) 

Membre associé du Centre Victor Basch (Université Paris-IV)

Vice-Président de l’IGAP (Internationale Gesellschaft für Architektur und Philosophie / Société internationale pour l’Architecture et la Philosophie). http://www.archiphil.org/index.php/fr/

 

Bureau 011 / m.labbe@unistra.fr

Réception des étudiants : sur rendez-vous.

 



Domaines de recherche

- Esthétique philosophique / Philosophie de l’art

- Philosophie de l’architecture / Histoire et théorie architecturale

- Philosophie de la Ville

- Philosophie sociale et philosophie du travail

Publications

Livres en nom propre

 Reprendre place - Contre l'architecture du mépris, Payot,Paris, 2019 (256 pages).

Caméras de surveillance tous azimuts, aires de jeux grillagées, bancs design segmentés en places individuelles, pics et pierres à l’entrée des immeubles… Autant de signaux de suspicion et de mépris que la ville nous envoie. Autant de symptômes d’un espace urbain malade qui se construit contre ses habitants. Un espace aujourd’hui hostile. Cette violence nous affecte tous : de l’exclusion pure et simple des « indésirables », au sentiment de plus en plus fort que la ville ne nous appartient plus, que nous sommes de passage alors que nous y résidons.

La ville nous parle. Il est temps d’apprendre à décrypter son langage pour pouvoir reprendre notre place en son sein. Revendiquer notre droit à la ville et exiger de ceux qui la fabriquent – architectes, urbanistes et politiques en tête – qu’ils prennent en compte sa destination véritable : nous, ses habitants, qui peuplons ce lieu de vie que nous appelons notre ville.

 

couverture du livreTextes-clés de la Philosophie de l’Architecture, Librairie philosophique J. Vrin, mai 2017 (336 pages).

Bien que les relations entre la philosophie et l’architecture aient été anciennes et constantes, l’architecture semble être la forme d’art qui soit la plus mal-aimée et la plus méconnue des philosophes. En effet, en regard de la conception traditionnelle de l’art, elle présente une véritable difficulté pour la philosophie esthétique en raison de son caractère « hybride ». Elle est à la fois un art et une discipline technique et scientifique, elle se donne symbolique mais aussi fonctionnelle, expressive mais aussi utilitaire, rare et raffinée mais aussi partout présente dans le quotidien des hommes. Cette particularité, qui fait se tenir ensemble et de manière essentielle des déterminations habituellement tenues pour incompatibles, semble ainsi appeler une esthétique originale, irréductible à l’esthétique générale, voire exiger une « reconception » de la discipline esthétique à partir de ce qui se tient dans sa marge, l’architecture.
Le présent recueil s’inscrit dans une perspective résolument contemporaine et, tout en revenant sur certains enjeux historiques, il entend participer à la constitution et la construction d’une véritable philosophie de l’architecture.

 

couverture du livreLa notion de travail chez Simone Weil, réseau SCÉRÉN / CNDP-CRDP, janvier  2014 (122 pages). 2ème édition : Demopolis, 2018.

La vie et l’œuvre de Simone Weil (1909-1943) sont exemplaires à tous points de vue. Intellectuelle accomplie, femme investie dans les grands combats de son temps, n’hésitant pas à mettre sa propre personne en danger pour aller au contact des êtres les plus démunis afin d’éprouver leur condition, sa pensée est en quelque sorte le reflet exact de son engagement dans l’existence. De la multiplicité des thèmes parcourant son œuvre (la politique, la science, l’art, la religion), mais aussi de la diversité de ses expériences concrètes (militantisme syndical, travail dans les champs, expérience de la vie d’usine, enseignement dans des zones industrielles), ressort pourtant une image unitaire ayant pour centre la notion de travail. En effet, de ses jeunes années dans la classe de philosophie d’Alain à ses réflexions spirituelles plus tardives, la singularité de sa pensée peut être saisie dans cet approfondissement du sens du travail en tant à la fois qu’il définit notre humaine condition et qu’il oriente notre besoin de grandeur spirituelle. Le travail est ainsi chez elle ce thème constant, sujet à d’infinies variations, qui définit son style philosophique comme une manière de « franchir un seuil sans changer de direction ».

Direction d’ouvrage

Les Cahiers philosophiques de Strasbourg, numéro 34 deuxième trimestre 2013, « Le Corbusier : penser en architecture ».

Charles-Édouard Jeanneret (1887-1965), dit Le Corbusier, est sans conteste l’architecte le plus important du XXe siècle. Auteur de quelques-uns des bâtiments les plus emblématiques de la modernité, il nous laisse également plus d’une cinquantaine d’ouvrages, manifestant un souci théorique constant et incarnant la figure même de l’architecte d’idées. C’est ainsi à la richesse philosophique parfois insoupçonnée de la pensée de l’architecte que ce numéro des Cahiers philosophiques de Strasbourg est tout entier consacré, donnant non seulement à lire cinq contributions originales sur ce thème, mais également quatre textes devenus très peu accessibles de l’architecte lui-même, ainsi qu’un hommage au philosophe Uwe Bernhardt, auteur d’un livre important sur Le Corbusier, dont nous publions une étude inédite.

 

Traductions

Roger Scruton, « Le problème de l’architecture », in : Mickaël Labbé (éd.), Textes-clés de la Philosophie de l’architecture, Paris, Librairie philosophique J. Vrin, mars 2017

 

Choix d’articles

« Le Corbusier et la politique », Astérion, 16/2017.

« Quelle ville voulons-nous ? Des pathologies urbaines au droit à la ville », Cahiers philosophiques, n°146 / 3e trimestre 2016, p. 61-81.

« L’espace indicible : conceptions et textualités » (2015), Actes du colloque international « Le Corbusier : 50 years later » à l’Université Polytechnique de Valence (Espagne).

Disponible en ligne : ocs.editorial.upv.es/index.php/LC2015/LC2015/paper/viewFile/470/1370

« Le Corbusier et la question des normes », Cahiers philosophiques de Strasbourg, numéro 34, deuxième trimestre 2013, p. 55-67.

« Peter Zumthor, le lyrisme sans exaltation », Nouvelle Revue d’Esthétique, juin 2012, p. 107-117.

 

Textes critiques et commentaires de projets artistiques

« Marc Uzan, « Genèses » », Revue de la céramique et du verre, juillet-août 2017.

« Simplicité paradoxale : l’architecture d’Atelier Ordinaire » (2016). Texte rédigé pour l’agence d’architecture Atelier Ordinaire (http://atelierordinaire.tumblr.com/).

« Tobias Wittke : Wurzelwerk », commentaire d’un projet architectural. Actes du colloque international organisé en 2012 par la Société Internationale pour l’Architecture et la Philosophie (à paraître en ligne).

« Le Corbusier : mesure et démesure de la critique », Libération du 18 juin 2015 (Tribune dans la rubrique « Idées »). (http://next.liberation.fr/culture/2015/06/18/le-corbusier-mesure-et-demesure-de-la-critique_1332499)

« Images du présent. Les peintures de Mathieu Wernert » (2014). Texte d’analyse des peintures de l’artiste (http://mathieuwernert.blogspot.fr/p/textes_19.html).

« Marc Uzan, ‘Céramiques de Laboratoire’ : Exhibition Review », in : Ceramic Review, Issue 257, 2013.

“For ceramics : A few reflections based on an article by Robert Deblander”, in : Ceramics : Art and Perception, Décembre 2013.

Travaux en cours

- Le Corbusier et le problème de la norme. À paraître aux Presses Universitaires de Rennes courant 2020.

- Préparation d'une monographie sur l'œuvre de l'architecte brésilien Paolo Mendes da Rocha