Philosophie Allemande CM

  • Cours (CM) 24h
  • Cours intégrés (CI) -
  • Travaux dirigés (TD) -
  • Travaux pratiques (TP) -
  • Travail étudiant (TE) 51h

Langue de l'enseignement : Français

Description du contenu de l'enseignement

Les écoles néokantiennes en Allemagne

Après le déclin de l’hégélianisme, on assiste en Allemagne au « retour à Kant ». Ce programme, vers 1860, recouvre des projets très différents. Certains savants, comme Helmholtz, s’approprient Kant dans leurs théories physiologiques ou psychologiques. L’école néokantienne de Marbourg (env. 1880-1920) combat une telle interprétation, jugée réductrice. Pour ses fondateurs, Hermann Cohen et Paul Natorp, la démarche transcendantale consiste à partir de la science comme d’un fait pour en examiner les conditions de légitimité : elle porte sur la validité objective de nos connaissances, en prenant pour base la physique newtonienne. Il s’agit en même temps de comprendre Kant mieux que Kant lui-même et de monter que l’activité de l’esprit va jusqu’à sa capacité de se donner à lui-même ses objets. Parallèlement, l’école de Marbourg développe une philosophie politique, le « socialisme éthique ». L’autre école néokantienne, située dans le pays de Bade (Heidelberg, Fribourg), et incarnée principalement par Windelband et Rickert, développe une philosophie de la valeur (les jugements scientifiques, moraux et esthétiques sont sous-tendus par une appréciation) et se spécialise dans la clarification du statut des sciences historiques. Le CM est une introduction aux grands thèmes abordés par ces deux écoles philosophiques. Les TD consistent dans des exercices de traduction suivis d’explications de textes. L’organisation des TD par groupes de niveaux permet d’intégrer les germanistes débutants.
 

Bibliographie, lectures recommandées

Bibliographie :
Christophe Bouriau, Lectures de Kant : le problème du dualisme, PUF, collection Philosophies, 2000.
Eric Dufour, Les néokantiens. Valeur et vérité, Paris, Vrin, 2003.
Massimo Ferrari, Retours à Kant : introduction au néokantisme, trad. T. Loisel, Cerf, 2001.
Marc B. de Launay (dir.), Néokantismes et théorie de la connaissance, Paris, Vrin, 2000.
Jules Vuillemin, L’héritage kantien de la révolution copernicienne. Fichte, Cohen Heidegger, Paris, PUF, 1954.
N° de la Revue germanique internationale, 6-2007, « Néokantisme et sciences morales » (dir. Myriam Bienenstock).
N° des Etudes philosophiques, 2010/1 (n°92) : « Rickert et la question de l’histoire ».

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