Gianluca Briguglia

Maître de conférences HDR en philosophie

photo de BrigugliaMembre du Centre de recherches en philosophie allemande et contemporaine (CREPHAC, EA 2326)
Co-porteur (avec N. Germann -Albert-Ludwigs-Universität Freiburg, C. König-Pralong,Albert-Ludwigs-Universität Freiburg I. Iribarren - Université de Strasbourg, U. Zahnd - Universität Basel,) du projet Conceptions of Medieval Thought (COMETH), financé par le FRIAS (Freiburg  Institut for Advanced Studies).
Co-directeur du projet « L’homme comme animal politique et parlant » (2013-2016) à l’Ecole Française de Rome (EFR).
Correspondant pour les Relations internationales de la Faculté de Philosophie.
Responsable du Master Recherche en philosophie

03 68 85 64 60 (secrétariat de la Faculté) / briguglia@unistra.fr / bureau 011 (rez de chaussée)

Réception des étudiants : sur rendez-vous



Domaines de recherche

Philosophie médiévale
Philosophie de la Renaissance
Philosophie morale et politique
Relations entre philosophie et théologie
Débats théologiques sur le péché originel
Philosophie et langues vulgaires
Débats historiographiques sur la nature et la notion de « philosophie médiévale »
Rôle cognitif des métaphores dans le discours philosophico-politique
Thomas d'Aquin, Gilles de Rome, Jean de Paris, Brunet Latin, Dante, Marsile de Padoue, Machiavel

Publications

Livres en nom propre

couverture du livre L'animale politico. Agostino, Aristotele e altri mostri medievali, Salerno Editrice, Rome 2015 (en langue italienne).

L'homme est un animal politique "par nature", comme il l'expliquait Aristote, parce que il est capable d'amitié, besogneux de mettre en commun connaissances, techniques, travail. Mais après le péché d'Adam et Eve - comme il le soutenait Augustin - l'homme est soumis aux jacqueries permanentes des passions et des désordres antisociaux. Est-elle la politique un remède à la nature ambiguë de l'être humain? Il s'agit d'un vaste débat, qui présente aussi de cas curieux, comme celui du géant Nimrod, ou du peuple des Pygmées, ou de l'orateur sage qui donne vie à la civilisation, ou encore de la cité des femmes.

couverture du livre Marsile de Padoue, Classiques Garnier, Paris 2015.

(édition originale : Marsilio da Padova, Carocci, Rome 2013).

L’étude ramène Marsile dans le giron de la philosophie, en donnant une vision philosophico-politique d’ensemble de son œuvre, en lui restituant toute son originalité (qui lui dérive aussi des interactions avec plusieurs contextes philosophiques, théologiques, littéraires). L’opposition historiographique entre un Marsile républicain et un Marsile fondateur de l’absolutisme est réfutée et dépassée, en montrant comment Marsile affronte des inspirations différentes, comme par exemple l’aristotélisme (mais aussi l’augustinisme et la catégorie ambiguë d’averroïsme politique) avec un projet qui prévoit une véritable anthropologie philosophico-politique et une vision du rapport entre des sujets politiques novateurs. La thèse est que Marsile est vraiment le premier philosophe gibelin, une option que l’histoire de la philosophie écarte en tant que telle mais qu’elle aura à reméditer dans les termes propres de la modernité.

couverture du livre Le pouvoir mis à la question. Théologiens et théorie politique à l'époque du conflit entre Boniface VIII et Philippe le Bel,Les Belles Lettres, Paris 2016.

(édition originale : La questione del potere. Teologi e teoria politica nella disputa tra Bonifacio VIII e Filippo il Bello, Franco Angeli, Milan 2010).

La définition d’une conscience académique propre trouve dans la dispute entre Boniface et Philippe le Bel un lieu de véritable mise à l’épreuve. Ce nouveau point de vue sur les textes de la dispute a permis d’identifier une étape fondamentale dans la considération de la “vérité”, comme le fruit d’un partage de méthodes et de discussions techniques élaborées à partir de positions antagonistes et il a rendu possible d’éclairer l’élément plus strictement théologique et philosophique de ces textes. Le livre met en évidence la structure ecclésiologique du discours politique (Jean de Paris, Gilles de Rome, Jacques de Viterbe), et il éclaire aussi le fondement christologique implicite de ces ecclésiologies. De cette manière, un nouveau modèle de causalité se dégage (un modèle que Gilles et Thomas attribuent au Liber de causis, mais qui résulte en fait d’une relecture audacieuse du texte). Gilles, par exemple, qui fait du pape le garant de l’ordre mais aussi le principe constituant de toute intervention du pouvoir, applique ce principe nouveau, issu de la réflexion sur l’eucharistie – contexte de débat philosophique par excellence - à la politique et à sa propre théorie de la causalité politique.

couverture du livre Il corpo vivente dello Stato. Una metafora politica, Bruno Mondadori, Milan, 2006, en langue italienne.

Le livre analyse les différentes métaphorisations de l’État comme corps développées du Moyen Âge à l’époque moderne, en particulier par Marsile de Padoue, Machiavel et Hobbes. On trouve déjà, chez Marsile, une interprétation « physiologique » de la communauté politique, c’est-à-dire une nette différenciation des parties et des fonctions de la civitas, toujours liées les unes aux autres et avec les différentes forces qui les animent. La cité peut être étudiée dans son fonctionnement à partir du moment de sa naissance, de la même façon que l’observation d’un embryon en formation permet d’en comprendre le développement. La métaphore du corps en formation est un modèle analogique qui permet de concevoir l’agrégation humaine selon la « syntaxe du vivant » qui unit à la fois les corps et les communautés. Cet horizon médical est exploré avec une sensibilité différente (et un paradigme médical différent) par Machiavel, qui comprend le conflit politique, au centre de ses intérêts, à la lumière de l’équilibre des « humeurs » du corps, liées aussi au mouvement des astres. Hobbes transforme radicalement la métaphore, puisque c’est la notion même de corps qui change, ainsi que l’idée de communauté et le concept de « vivant ».

couverture absente, logo phi Profilo del pensiero medievale, avec M. Fumagalli Beonio Brocchieri, Laterza, Milan, 20042(2002), en langue italienne.

Il s’agit d’un manuel universitaire introduisant aux grands thèmes de la philosophie médiévale. Le projet visait à proposer un instrument nouveau, didactique et scientifique, qui n’était pas prisonnier des lieux communs historico-philosophiques traditionnels, mais qui permettait de montrer comment le passage d’une période à l’autre pouvait être dédramatisé et, dans certains cas, repensé autour de thèmes particuliers, saisis dans leurs évolutions spécifiques, ce qui rend finalement plus compréhensible la pensée des différents auteurs.

Direction et édition d’ouvrages, édition d'actes de colloques

Imaging the Political in the Middle Ages, avec Cary J. Nederman, numéro monographique de la revue «Storia del pensiero politico», Il Mulino, Bologne (3/2013) 2013

Thinking Politics in the Vernacular. From the Midlle Ages to the Renaissance, avec Thomas Ricklin, Fribourg Academic Press, Fribourg 2011.

Giovanni Quidort di Parigi-Egidio Romano. Il potere del re e il potere del papa. Due trattati medievali, Marietti, Milan 2009.

Bonifacio VIII e Filippo il Bello. Scritti politici di una disputa, avec S. Simonetta, Lubrina, Bergame 2002.

Medioevo in discussione. Temi problemi interpretazioni del pensiero medievale, Unicopli, Milan 2001.

Adam, la nature humaine, Avant et Après. Epistémologie de la Chute, avec Irène Rosier-Catach, Actes du colloque international de Paris (janvier 2012), Publications de la Sorbonne (à paraître).


Articles

« Theology, Sacramental Debates, and Political Thought in John of Paris: The Case of the Eucharist », dans C. Jones (éd), John of Paris. Beyond Royal and Papal Power, Brepols, Turnhout 2015, 401-421.

« Truth, Error, Authority: Notes on Godefrey of Fontaines, John of Paris, Giles of Rome, Marsilius of Padua, Guido Terreni », dans A. Fidora (éd.), Guido Terreni, O. Carm. (†1342), Fédération Internationale des Instituts d’Études Médiévales, Barcelone-Madrid 2015.

« La pace di Caco e il regno di Nembrot. Note su due immagini della naturalità politica », Storia del pensiero politico, 4 (2013), Il Mulino, Bologne, 367-384.

« “Lo comun” di Cicerone e la ”gentilezza” di Egidio Romano. Alcune considerazioni su pensiero politico e lingue volgari nel tardo Medioevo », Il pensiero politico, 3 (2011), Olschki, Florence, 393-407.

« The Minor Marsilius: The Other Works of Marsilius of Padua », dans C. J. Nederman-G. Moreno-Riaño (éd.), A companion to Marsilius of Padua, Brill, Leiden-Boston 2011, 265-304.

« Cerere e l’agricoltura. Osservazioni su un mito delle origini in Boccaccio », dans A. Palazzo (éd.), L’antichità classica nel pensiero medievale, Fidem, Porto 2011, 373-384.

« Il diletto del linguaggio. Il piacere e la lingua come spazi politici in alcuni testi politici e letterari della seconda metà del Duecento », dans G. Briguglia-T. Ricklin (éd.), Thinking Politics in the Vernacular. From the Midlle Ages to the Renaissance, Fribourg Academic Press, Fribourg 2011, 43-56.

« Juridiction et causalité dans l’ecclésiologie de Hervé de Nédellec », dans S. M. Morgain (éd.), Libertas Ecclesiae, Centre Histoire et Théologie de l’Institut catholique de Toulouse, Parole et Silence, Paris 2010, 69-86.

« Immagini dell’Impero. L’idea di impero tra narrazione storica, diritto e teoria politica tra XIII e XIV secolo », dans M. Bettetini (éd.), Immaginario e immaginazione nel Medioevo, Brepols, Turnhout 2009, 45-59.

« Introduzione » à La questione del potere. Teologi e teoria politica nella disputa tra Bonifacio VIII e Filippo il Bello, Marietti, Milan 2009, 9-44.

« Adamo, Eva e la libertà politica », dans F. Raschi-M. Truffelli (éd.), Libertà e democrazia nella storia del pensiero politico, Rubettino, Soveria Mannelli 2009 114-121.

« “Inquirere veritatem”. Osservazioni sui prologhi dei trattati politici di Giovanni di Parigi, Egidio Romano, Giacomo da Viterbo (1301-1303) », Il pensiero politico, (1/2007), 3-20.

« Langages politiques, modèles et métaphores corporelles. Propositions historiographiques », L’Atelier du Centre de Recherches Historiques, 1 (2008) (journal on-line du CRH, EHESS : acrh.revues.org/index310.html).

« Si stetissent primi parentes. Elementi di un modello politico tra filosofia ed esegesi », dans « Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge », 73 (2006), 43-62.

« Metafora e linguaggi politici », Doctor Virtualis, 3/2004, 12-20.

« L’anima e il sovrano. Osservazioni sulla metafora stato-corpo nel Leviatano di Hobbes », dans S. Simonetta (éd.), Potere sovrano. Simboli limiti abusi, Il Mulino, Bologne 2004, 61-79.

« Il libertino, il papa e il re. Osservazioni su dualismo dei poteri in alcuni scritti relativi alla disputa tra Bonifacio VIII e Filippo il Bello », dans G. Briguglia-S. Simonetta (éd.), Bonifacio VIII e Filippo il Bello. Scritti politici di una disputa, Lubrina, Bergame 2002, 25-45.

« Introduzione » à Medioevo in discussione. Temi problemi interpretazioni del pensiero medievale, Unicopli, Milan 2001, 11-39.

« Est respublica quoddam corpus. Una metafora politica nel medioevo », Rivista di storia della filosofia, 4/1999, 549-571.

Travaux en cours

Informations à suivre

Organisation de colloques et journées d'études

Journée d'études : La philosophie médiévale rhénane

4 novembre 2016
Organisation : Gianluca Briguglia
Programme
Lien vers l'agenda

Colloque : La philosophie et les langues vernaculaires au Moyen-Âge

18 novembre 2016
Organisation : Gianluca Briguglia
Programme

Lien vers l'agenda

Journée d'études : Aristote médiéval

9 février 2016
Organisation : Gianluca Briguglia & Anne Merker
Programme

Lien vers l'agenda

Enseignements dispensés (2016/2017)

  • L3 (PL10EM22), Histoire de la Philosophie Ancienne, CM et TD : La cité des hommes et la cité de Dieu. Les Politiques d'Aristote et le De civitate Dei d'Augustin.
  • M1 (PL13GM11), Philosophie Générale, CM : Religion et politique (Augustin, Marsile de Padoue, Machiavel, Spinoza).
  • L3 (PL10EM16), Métaphysique, CM et TD : L'être et l'essence (Thomas d'Aquin).
  • L1 (PL10BM12), Histoire de la Philosophie Moderne,  CM et 1 groupe de TD : Introduction à la Philosophie de la Renaissance (Marsile Ficin, Nicolas de Cues, Pomponazzi, Erasme, Galilée).

Radio, télévision, presse

Collaboration régulière avec le supplément culturel du quotidien italien « Il Sole 24 Ore » (le supplément culturel le plus important en Italie)

Collaboration régulière avec le quotidien italien en ligne « Il Post »

Invité à plusieurs reprises dans des émissions télévisées italiennes (p. e. Agorà Rai, Omnibus, La7)